Comment réduire l’impact écologique de son logement ?

On dénombre plus de 36 millions de logements présents sur le territoire français en 2021. Chacune de ces habitations représente une source de pollution pour la planète et contrarie la sobriété énergétique de chacun. Chauffage, consommation d’eau et d’électricité… Chaque foyer est responsable de ce qu’il émet. Il est possible de réduire l’empreinte carbone de chaque logement en faisant des choix plus responsables pour l’environnement dès l’étape de la construction et de continuer à réduire son impact écologique au quotidien, en réalisant des gestes bénéfiques.

Pour réduire l’impact écologique de son logement, il faut avant tout choisir les bons matériaux lors de la construction ou optimiser l’isolation et le système de chauffage de l’habitation occupée. Ensuite, il s’agit d’appliquer au quotidien des gestes bons pour l’environnement.

Impact écologique du logement
Réduire l’impact écologique de son logement se fait aussi au quotidien

Qu’est-ce que l’impact écologique d’un logement ?

Les foyers des particuliers sont les premiers postes de consommation d’énergie en France. Ainsi, ils sont l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre qui fragilisent la couche d’ozone et participent au réchauffement de la planète. Plus la consommation en énergie de ces logements est importante, plus la pollution produite l’est aussi. De ce fait, il est primordial que chaque foyer réduise son impact écologique en appliquant des habitudes de vie responsables et en choisissant des matériaux et des équipements dont la production présente un bilan carbone limité.

Quels travaux réaliser pour réduire l’impact écologique de son habitat ?

Construire un habitat passif

Une maison passive est pensée depuis sa conception pour posséder un impact écologique très limité. Le choix de matériaux naturels comme le bois ou le béton cellulaire sont priorisés. Elle doit atteindre une consommation énergétique ne dépassant pas les 15 kWh/m² par an. L’isolation doit être optimale et les matériaux choisis sont avant tout d’origine végétale pour limiter leur impact environnemental. Aussi, la maison est conçue pour exploiter au maximum les éléments de l’environnement : les ouvertures sont positionnées au sud pour réchauffer l’intérieur et il est possible de jouer avec la végétation environnante pour exploiter les coins d’ombres ainsi que l’exposition aux vents.

Installer un système de chauffage alternatif

Opter pour un système de chauffage moderne et exploitant les énergies renouvelables est une autre façon d’agir sur la réduction de son impact écologique. Il est possible d’opter pour des systèmes qui utilisent ces énergies plus bénéfiques pour l’environnement :

  1. Le chauffage solaire. Cette source d’énergie inépuisable et totalement gratuite peut être collectée par des panneaux solaires à installer sur le toit des maisons.
  2. Les pompes à chaleur. Elles captent les calories présentes dans le sol ou dans l’air pour les transformer en sources de chaleur et alimenter le système de chauffage de la maison.
  3. Les systèmes de chauffage au bois. Le bilan carbone du bois qui brûle dans un modèle de chauffage moderne comme les chaudières à bois ou les poêles à granulés est le même que lorsque le bois se décompose dans la forêt. Le bilan carbone final est donc neutre.

S’assurer que son logement soit bien isolé

La qualité de l’isolation du logement est un indicateur principal d’un faible impact écologique. En effet, une isolation de qualité évite toute fuite de chaleur et donc toute surconsommation d’énergie pour chauffer l’intérieur d’une maison. Un audit énergétique peut être réalisé au sein de l’habitation pour contrôler l’éventuelle présence de ponts thermiques et isoler les combles, les murs, la toiture, ou même optimiser les ouvertures pour les supprimer.

Quels gestes appliquer pour amoindrir son impact écologique au quotidien ?

Les gestes à appliquer quotidiennement pour réduire son impact écologique sont nombreux et variés. Mis bout à bout, ils représentent ensemble une réduction significative de son empreinte carbone. Voici quelques exemples d’habitudes simples à mettre en place :

  • Chauffer chaque pièce de son logement aux températures recommandées par l’Ademe. 19°C pour les pièces de vie, 16°C pour les chambres, 17°C pour une salle de bain non utilisée…
  • Munir ses appareils de chauffage de régulateurs afin d’éviter de chauffer pendant ses absences et pendant la nuit de manière automatique.
  • Entretenir régulièrement (généralement une fois par an) ses appareils (de chauffage, de production d’eau, de ventilation…) afin d’assurer que leur fonctionnement soit optimal et allonger ainsi leur durée de vie.
  • Installer des détecteurs de présence afin de ne pas gaspiller d’électricité en laissant les interrupteurs allumés lors de son absence.
  • Ne pas laisser l’eau du robinet couler inutilement.
  • Aérer régulièrement chez soi afin d’évacuer la vapeur d’eau accumulée ainsi que les polluants émis par les divers éléments de décoration et d’ameublement.
  • Éteindre les multiprises et tous les appareils électriques avant de sortir de chez soi.
  • Utiliser des produits d’entretien les plus écologiques possible afin d’éviter de polluer son intérieur.
  • Éviter l’utilisation de bougies parfumées et d’encens qui émettent de nombreux polluants dans l’air.
  • Recycler ses déchets chez soi en respectant les consignes de tri données par sa commune.

Cette liste est, bien entendu, exhaustive mais donne un aperçu de toutes les petites actions qu’il est possible d’entreprendre au quotidien pour limiter l’impact écologique de son mode de vie.

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